Les ministres européens de l’Intérieur sont réunis à Luxembourg pour discuter du sauvetage des immigrants clandestins en mer. Face à la multiplication des naufrages, notamment au large de la Libye, le ministre maltais de l’Intérieur Tonio Borg, a proposé une répartition entre pays européens pour l’accueil des immigrants sauvés, que l’île de Malte ne peut assumer à elle seule.
« La situation actuelle est complètement chaotique. Tout le monde part depuis deux ports en Libye et chaque année 600 immigrants - et c’est une estimation basse - meurent à la porte de l’Europe. »
Tout en reconnaissant qu’il fallait « prendre des mesures pour éviter que les gens se noient dans la Méditerranée », le ministre allemand Wolfgang Schaüble, dont le pays préside l’Union Européenne jusqu’à la fin du mois, a estimé que la question de la « répartition du fardeau » serait traitée dans le « long terme ». Les ministres de l’Intérieur ont approuvé la création d’une force d’intervention rapide de gardes-frontières, composée d’environ 500 agents. L’agence européenne chargée du contrôle des frontières, Frontex, a toutefois prévenu que cette unité ne serait déployée qu’en cas d’urgence et qu’elle ne resterait pas en permanence près de Malte ou de l’archipel espagnol des Canaries.








