« C’est un enfant, il a 12 ans, il est entre la vie et la mort à Amiens. Il aurait pu être chinois, être plus âgé, et le drame aurait pu avoir lieu à Dole ou Lille ou n’importe où. Ce n’est pas un accident. C’est l’effet direct de la politique des préfectures et du gouvernement. Les services de police sont soumis à des quotas : 125 000 interpellations exigées en 2007 et 25 000 expulsions. Oui, les sans-papiers sont pourchassés par la police. Jusque chez eux. Les rafles remplissent aussi les centres de rétention. A l’heure où nous écrivons, ils sont des dizaines de parents retenus, dans la crainte de leur expulsion pendant qu’à la maison, le parent échappé à la rafle et les enfants sont dévorés d’inquiétude.
Il est clair que la brutalité monte d’un cran.
Il faut mettre fin aux expulsions, et aux pratiques des forces de police, et donner à ceux qui vivent à nos côtés le droit au séjour. Ces enfants et leurs parents ont le droit de vivre comme tous les enfants, sans la peur au ventre. »







