Un garçon albinos a été tué et mutilé dans le nord du Burundi, dernier cas d’une série de meurtres rituels visant les albinos dans ce pays et en Tanzanie voisine, a-t-on appris lundi de source administrative.
Ce nouveau meurtre a eu lieu dans la commune de Muruta, dans la province de Kayanza (environ 90 km au nord de la capitale Bujumbura).
Le 24 février, un autre garçon albinos de six ans avait été tué et mutilé dans la même province de Kayanza, et ses assassins n’ont toujours pas été retrouvés.
Ce nouveau crime porte à au moins neuf le nombre d’albinos tués ces cinq derniers mois au Burundi, alors qu’un neuvième est porté disparu.
Ils surviennent dans un contexte de recrudescence des crimes rituels à l’encontre des albinos, leurs membres ou leurs organes étant notamment utilisés pour leur pouvoir soi-disant magique par des sorciers en Tanzanie pour confectionner des grigris porte-bonheur à l’attention des chercheurs d’or notamment.
Les albinos souffrent d’une maladie génétique caractérisée par une absence de pigmentation de la peau, des poils, des cheveux et des yeux. Ils sont victimes de discriminations dans de nombreuses régions d’Afrique.
En février, un autre garçon albinos de six ans avait été tué et mutilé dans la même province.
L’albinisme est une maladie génétique caractérisée par une absence de pigmentation de la peau, des poils, des cheveux et des yeux due à l’absence de mélanine. « En Afrique, l’albinos n’est pas considéré comme une personne, c’est un être métaphysique », explique Korotimi Traoré, de l’Association française Genespoir.
« Tantôt ils portent chance, tantôt c’est des êtres maléfiques dont il faut user pour les sacrifices annuels », souligne Mme Traoré. Cette dernière, qui est elle-même albinos, a relaté sa difficile expérience au Burkina Faso, tant au niveau des études que de l’insertion dans le marché du travail.







