Accueil du site A la Une Actualité chrétienne Christianisme Dossiers Israël Livres Chrétiens Monde Multimédia Sports SantéCommunautéContacts
Accueil du site > Christianisme

Hcr-Cameroun : détournement de l’aide humanitaire ou simples ragots ?

Il y a-t-il eu réellement détournement de l’aide humanitaire destinée aux réfugiés politiques au Hcr-Cameroun ?

Que s’est il alors réellement passé au Hcr-Cameroun ?

lundi 30 novembre 2009, par Jean Paul BWANA , pasteur évangéliste

Parler d’un détournement de l’aide humanitaire destinée aux réfugiés politiques au sein du Hcr relèverait de la pure fiction. Les mécanismes de contrôle interne sont si rigoureux pour que pareil acte se commette et sans que les auditeurs ne découvrent le pot aux roses. Et pourtant le Bimensuel ‘’Regards croisés’’ soutient mordicus dans ses publications cette assertion. Etant donné qu’à ce jour aucune protestation n’ait été enregistrée au niveau du Hcr Cameroun, plusieurs analystes continuent à se demander la validité de telles affirmations…

Voir en ligne : Haut commissariat aux réfugiés

Quelque 1 mois après la publication par certains organes de presse de la place de l’existence d’un réseau ‘’maffieux’’ au sein du Hcr-Cameroun, et qui serait à la base non seulement de plusieurs détournements de l’aide humanitaire destinée aux réfugiés politiques. Mais aussi de la pratique de gonflements de factures de médicaments et de l’usage de faux et faux en écriture. D’aucuns se demandent si réellement de telles pratiques ont pu se produire au sein du Hcr-Cameroun, spécifiquement au niveau de l’aide humanitaire destinée aux réfugiés politiques à travers les Projets Hcr-Croix Rouge Camerounaise ? Cela se justifie du fait qu’en dépit de l’annonce avec pompe dans les colonnes de ces organes de presse, notamment le Bimensuel ‘’Regards croisés’’ paraissant à Yaoundé, et de l’ouverture des enquêtes au niveau de la Police judiciaire de Yaoundé, au niveau du Hcr-Cameroun s’observe un silence de mort sur ces informations à la limite de la diffamation.

De nos investigations dans les milieux du Hcr Cameroun, il ressort qu’il n’est même pas signalé à ces jours l’ouverture d’audits internes suivant les normes de contrôle classiques propres aux institutions du Système des nations Unies, du reste réputées en la matière. Toutes les institutions du Système des Nations Unies ont dans leurs manuels de procédure un cadre d’audit cohérent et difficile de laisser passer de telles pratiques éhontées. Hormis les services d’audit qui viennent du siège central de Genève à de périodes bien précises, en interne toute la gestion du Hcr est suivie au quotidien de près par un personnel compétent et au moral de fer. Sauf erreur de notre part, ou encore manque d’information de sources autorisées, les auteurs présumés de tels détournements seraient déjà mis hors d’état de nuire. Nul ne peut en effet impunément blaguer avec la crédibilité des Nations Unies.

Pour mémoire, dans son numéro 005 du 02 au 15 octobre dernier, Regards croisés paraissant à Yaoundé a publié des informations alarmantes sur des éventuels détournements de l’aide humanitaire destinée pourtant aux réfugiés politiques établis au Cameroun. Selon ce même organe de presse, certains hauts cadres du Hcr seraient au centre de cette entreprise maffieuse. En plus, toujours selon les mêmes sources, des agents de surveillance chargés de la garde des dépôts de la Croix Rouge du Cameroun, auraient avoué lors des interrogatoires effectués par la Police judiciaire l’existence de ces détournements. La chose devient alors plus grave quand ce même journal annonce notamment que même certaines chancelleries et ministères auraient été victimes de ces abus… et ce, toujours dans le but de leur extorquer de fonds.

Mais ce qui étonne dans toute cette agitation, c’est notamment le fait que jamais une chancellerie de la place n’a eu jusque là à protester officiellement pour dénoncer pareille pratique. Autant d’ailleurs pareil pour le ministère des finances cité pourtant comme ayant reçu de demandes de subventions et de soutiens financiers de source de ce même réseau maffieux. En simple analyste avisé, nous nous demandons comme de telles pratiques n’ont jamais été dénoncées par ces milieux officiels qui ont pourtant tous les moyens légaux pour mettre hors d’état de nuire les auteurs présumés de pareils actes combien répréhensibles !!!

Pire, le silence observé aussi bien au niveau du Hcr Cameroun que de la présidence de la Croix Rouge camerounaise donne matière à réfléchir. A notre connaissance il n’y a eu à ce jour ni démenti au niveau de ces deux institutions partenaires, et encore moins une conférence de presse pour fixer l’opinion, comme c’est souvent le cas en pareille circonstance. Tout reste au niveau de simples rumeurs et échanges discrets entre réfugiés politiques, comme si personne ne voulait que cela transparaisse.

En effet, devant la gravité de faits incriminés, la simple logique aurait poussé à une prise de position officielle de la part de hautes instances de ces deux institutions humanitaires pour fixer l’opinion. Surtout que les potentiels bénéficiaires de ces dons humanitaires sont de personnes sensibles et sujets à de manipulations, vu leur précarité sociale. Jamais les réfugiés politiques ne seraient restés silencieux devant un tel détournement, si jamais détournement il y a.

Devant ce pot aux roses qui ne dit pas son nom, il nous revient alors à l’esprit deux hypothèses plausibles pouvant aider à résoudre cette énigme sortie de nulle part sur un hypothétique réseau maffieux au Hcr-Cameroun et de la Croix Rouge :

- Primo, soit il y aurait de conflits d’intérêts entre certains hauts cadres du Hcr et ceux de la Croix Rouge du Cameroun. Et ces deux camps antagonistes n’arriveraient pas malheureusement à accorder leurs violons quant à la manière dont le partenariat liant ces deux institutions humanitaires doit être régenté. Etant donné que d’une part, c’est le Hcr qui est le bailleur de fonds destinés aux réfugiés, et que d’autre part, la Croix Rouge demeure un partenaire exécutant, de telles prétentions ne peuvent qu’être imputées à la Croix Rouge.

- Secundo, certaines têtes de hauts cadres du Hcr gêneraient de groupes d’intérêts tapis au sein de la Croix Rouge du Cameroun et qui seraient entrain de tout mettre en œuvre pour faire main basse sur tout le mécanisme de la gestion du circuit de l’aide humanitaire et de fonds destinés aux réfugiés politiques établis au Cameroun.

En effet, réfléchissant à contrario, si réellement de tels détournements de l’aide humanitaire destinée aux réfugiés politiques ont pu avoir lieu au Hcr Cameroun, logiquement l’administration douanière camerounaise devrait également y être impliquée. Et c’est pour la simple raison que ces containers destinés aux réfugiés ne pouvaient pas prendre une destination inconnue et sans que l’administration douanière ne soit au courant. Dans les normes régissant tous les services des douanes, le dépotage de cargaisons est toujours supervisé par les agents de douanes.

En plus, jusqu’à ce jour, nous n’avions toujours pas pu trouver les raisons qui peuvent conduire des hommes sensés à détourner de simples nattes, du restes frappées de l’enseigne du Hcr. Une telle vente sur le marché parallèle aurait certainement pu finir par attirer l’attention de services de l’ordre. Les biens portant la mention des Nations Unies ou d’une de ses institutions spécialisées ne peuvent nullement être vendus aux particuliers, et sans que cela n’attire l’attention des services de l’ordre. Appréhendés, certainement que les auteurs de telles pratiques se seraient exposés à de poursuites judiciaires. Les biens destinés au domaine des humanitaires ne peuvent nullement faire l’objet d’une vente aux tiers. Si tel en est le cas, qui peut alors prendre un tel, risque de s’exposer en vendant de biens relevant du domaine de l’aide humanitaire ?

Devant toutes ces hypothèses demeurant sans explications probantes à notre niveau, une chose semble pourtant nous intriguer. C’est notamment cette espèce d’acharnement sur la personne de sieurs Ernets Talba, Dr Ubald Olinga, François Oumende et dame Joséphine Mbatcho. Tous ces hauts cadres du Hcr-Cameroun aujourd’hui traînés dans la boue pour de raisons difficiles à imaginer, sont au centre du dispositif stratégiques de la prise en charge des réfugiés politiques établis au Cameroun. Qu’ils se retrouvent accusés comme ayant détourné rien que pour cette année finissant quelques 130.000 $ en marchandise destinée aux réfugiés politiques, cela inquiète. Et la raison est bien simple car de tels détournements, si détournements il y a, devraient le tout naturellement du monde entraîner un profond disfonctionnement de l’architecture du Hcr !!!

De nos investigations, il ne souffre d’aucun doute qu’au tour d’eux, il ne doit pas y avoir que de gens qui leur soient favorables. De par leurs responsabilités au sein du Hcr, il doit certainement y avoir plusieurs de gens qui ne le portent pas dans leur cœur et qui envieraient peut être leurs postes. Jusqu’avant que les investigations de la Police judiciaire ne conduisent à un procès en bonne et du forme, ils jouissent tous de la présomption d’innocence. Raison pour laquelle nous invitons tous à plus de retenus.

Mieux encore, s’agissant particulièrement du Hcr, institution humanitaire internationale qui finance tous les besoins humanitaires en faveur des réfugiés politiques, la Croix Rouge du Cameroun ne peut lui denier le droit de regard sur toute l’assistance mise à sa disposition. Le Hcr a le tout naturellement du monde le plein droit de la surveillance de la chaine de la distribution de l’aide humanitaire aussi bien en médicament qu’en tout autre bien destinés aux réfugiés politiques. A moins de la mauvaise foi caractérisée, aucun homme sensé ne peut lui denier le droit de regard sur la destination finale de toutes ces aides humanitaires. A celui que délie la bourse on ne peut refuser l’usage du droit de regard et éventuellement le droit d’évaluation.

Et naturellement toute divergence de vue entre les services du Hcr et ceux de la Croix Rouge chargés, pourtant de la gestion de toutes ces aides, ne peut que produire des effets contre producteurs pour les réfugiés politiques. Cette catégorie de personnes du reste traumatisée n’a pas besoin de tels conflits. Que certains groupes d’intérêts tapis dans l’ombre cherchent noise à sieurs Oumende François, Ernets Talba, Dr Ubald Olinga, et dame Joséphine Mbatcho, en recourant notamment à la voie de médias, ne peut que traduire l’état de relations fades entre certains hauts cadres de ces deux institutions humanitaires, et avec au centre les réfugiés politiques. Toutes ces accusations et contre accusations portées contre ces hauts cadres laissent transparaître en sourdine la « lutte de leadership » au sein des structures chargées de la gestion du volet de l’aide humanitaire destinée aux réfugiés politiques.

Et ce qui vient encore compliquer l’équation, c’est notamment la précarité du réfugié politique qui est une proie facile pour tout celui désireux de salir aussi bien le Hcr que la Croix Rouge. Tous les jours en arpentant les couloirs du Hcr et de la Croix Rouge, nous apprenons de monstruosités nécessitant en urgence de mesures d’assainissement. Et ce notamment à travers de voies de communication et d’échange d’informations dans ce milieu combien sensible. La carence d’un bon organe de presse au besoin tenu par les réfugiés politiques serait peut être une de pistes pour donner à l’avenir la bonne information.

Tout ce climat délétère exige qu’au retour les plus hautes instances du Hcr envisagent peut être à l’avenir l’implication de réfugiés politiques dans tous ces mécanismes de leur prise en charge. Et cette approche offrirait à coup sûr l’avantage de faire cesser toute calomnie de mauvais gout dans le chef de tout agitateur en eau trouble.

Cette nouvelle expérience que nous proposons à madame la représentante résidente du Hcr a été expérimentée au niveau du Hcr Centrafrique et où les réfugiés politiques sont désormais impliqués dans la structure de la gestion du volet sanitaire au niveau de la Commission nationale d’assistance aux réfugiés politiques. Ce système de gestion a été institué à la suite de certaines irrégularités constatées au niveau de la structure de la santé.

Et celui qui est perdant dans ce malheureux jeu de Ping-pong semble être le pauvre réfugié politique qui ne sait plus à quel saint se vouer. Ne dit-on pas que la lutte des éléphants fait plus pâtir de la verdure sous leurs pattes que les bêtes antagonistes elles mêmes ?

Et au niveau du Hcr et de la Croix Rouge, les choses doivent être tirées rapidement au clair afin que les responsabilités soient établies au tour de toutes ces dénonciations aux contours mystérieux. Ceux qui ont soutenu de tels propos doivent être obligés de donner la preuve de leur supputation. La dignité humaine n’a pas de prix, et on ne le dira jamais assez.

Sans un climat serein entre ces deux institutions humanitaires, les choses ne peuvent que s’empirer davantage au détriment de ces pauvres réfugiés politiques qui n’en demandent pas mieux.

Et de peur de voir encore demain d’autres éléments suspicieux étalés dans les organes de presse, il faut d’ores et déjà tirer toutes les conséquences. Et il est d’une impérieuse nécessité de permettre aux cadres chargés du travail humanitaire de voir leur dignité être préservée. Nous avons déjà eu par le passé à assister personnellement devant les bureaux du Hcr Cameroun, à la tenue de propos combien injurieux de la d’un réfugié politique à l’endroit d’une dame du service de la protection du Hcr. Et cela traduit à suffisance l’état d’esprit de réfugiés politiques qui sont sous pression. Nous avions honte de voir une grande personne débitée de telles monstruosités. Et dans l’intérêt de toutes les parties, de telles pratiques doivent à l’avenir être proscrites dans ces milieux. Au besoin une prise en charge psychologique de réfugiés politiques devrait être envisagée à l’avenir.


Voir les derniers articles du Journal Chrétien sur Google Actualités
Restez informé sur le sujet suivant :

P.-S.

Pasteur Evangéliste Jean Paul BWANA


Voir les derniers articles du Journal Chrétien sur Google Actualités

Diffusez vos pubs chrétiennes ici :

Lien vers le-calendrier-de-la-Cimade

Les commentaires sont envoyés par les internautes et ne sont pas rédigés par la rédaction du Journal Chrétien. Nous nous efforçons de supprimer tout message abusif.



Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d'indiquer ci-dessous l'identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n'êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

[Connexion] [s'inscrire] [mot de passe oublié ?]

AUDIO ET VIDEO
Vidéos
Pasteur, pourquoi pas toi ?
Vidéos
Marche pour Jésus 2010
Vidéos
POLYGAMIE : Seuls les chrétiens n’ont pas de maîtresses, selon Lies Hebbadj
Vidéos
Louange et adoration : "Ta présence", par KALABASI Macaire
Vidéos
Pédophilie des prêtres : La faute au célibat ?
Vidéos
"Pour l’amour de Dieu", un reportage de France 2 sur les Evangéliques
 
 


Découvrez plus de musique comme celle-ci sur CHRETIENS EN RESEAU

 

| | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0
A la Une  | Actualité chrétienne  | Christianisme  | Dossiers  | Israël  | Livres Chrétiens  | Monde  | Multimédia  | Sports  | 

Visiteurs connectés : 47

Beaucoup de chrétiens sont animés du désir d’entretenir des relations fraternelles, enrichissantes et fructueuses malgré la barrière constituée, quelquefois, par la multiplicité des dénominations. Le Journal Chrétien est une réponse à ce besoin légitime du peuple de Dieu, grâce à son service Chrétiens en Réseau et son portail Missionchretienne.net, première platte-forme de création de blogs chrétiens. Vous pouvez accéder à l'actualité chrétienne de ce site depuis les URL www.actualitechretienne.com et www.actualite-chretienne.com

Visiteurs connectés : 47