Jamais le gouvernement congolais ne cessera d’étonner. Comment expliquer que l’Etat congolais, avec tous ses services de sécurité et du maintien de l’ordre, ne soit pas en mesure de sécuriser le polygone Miba qui est, selon une dépêche de la radio Okapi, citant le syndicat de cette société, soumis à l’exploitation illégale du diamant, avec du matériel d’exploitation semi-industriel !!!
En effet, selon la délégation syndicale qui s’est livrée à la radio onusienne émettant sur place à Mbujimayi, une vingtaine des dragues appartenant à des individus non autrement identifiés se livrent à l’exploitation du diamant, au sein même du polygone Miba. Cette situation mieux connue des autorités locales inquiète plus d’un, en ceci qu’elle prive à l’Etat d’une source sûre de financement pouvant aider pour la recherche de bailleurs de fonds pouvant sauver cette entreprise publique.
Pour ceux qui connaissent mieux la situation de la société minière de Bakwanga, du temps du feu président Mobutu, sa production supportait à elle seule le poids de l’essentiel de besoins de l’Etat en devises étrangères. La Gécamines étant en faillite depuis belle lurette, tout le poids de la guerre contre Laurent Kabila, la paie des fonctionnaires, l’essentiel de dépenses publiques étaient couvertes par les ressources de Miba.
Fort de cet élément, il est un non sens de penser un seul instant que de simples privés se permettent de faire en toute impunité une incursion au polygone Miba et jusqu’à installer leurs dragues, sous la barbe non seulement de la brigade minière au service de la Miba, mais également de tous les services de la sécurité régionale. Et jusqu’il y a une année, le seul fait de se rapprocher du périmètre du polygone Miba était un grand risque sur le plan sécuritaire. Les agents de la police affectaient à la sécurité du polygone Miba étaient même autorisés de tirer sans sommation sur tout suspect. D’où alors la nécessité de se demander qui peut allégrement se permettre de défier les services de l’ordre de la Rd Congo, si ce n’est le gouvernement lui-même.
La délégation syndicale de la Miba qui a publié en date du 22 juillet dernier un communiqué officiel de protestation, à la suite de cette situation du vol institutionnalisé, s’en remet à l’autorité du Chef de l’Etat Joseph Kabila, pour que soit mis fin à cette anarchie qui n’a certes était rendue possible qu’avec la complicité de certains barons du régime. Quelque 6 jour avant, le même syndicat dépassé avait adressé dans le même esprit un mémorandum datant du 17 juillet pour décrier ce vol qualifié.
Cette situation combien déshonorante et mieux connue des autorités nationales perdure depuis plus de 7 mois, et le silence du gouvernement central est la preuve éloquente que les caciques du régime sont liés à cette fraude qui est un véritable élément de preuve du gangstérisme de l’Etat.
Quand celui chargé de protéger l’intérêt supérieur de la Nation se transforme par cupidité en voleur, il y a lieu de ne plus accorder un seul crédit à ce gouvernement en place. Tous les regards sont depuis lors tournés vers le chef de l’Etat, Joseph Kabila, afin qu’il se démarque de tous ces truands qui ne se soucient que fort peu de l’intérêt national. Et contrairement au rapport du ministère provincial des mines qui argue curieusement que ces vingt dragues exploiteraient le diamant en dehors du polygone Miba, le syndicat de la Miba est bien clair sur sa position : les vingt dragues sont bel et bien installées au sein du polygone Miba.
A chacun alors de tirer sa conclusion sur la moralité de tous ces véreux fonctionnaires qui passent le clair de leur temps à défendre leurs propres intérêts et ceux de groupes maffieux au détriment de l’intérêt national.







