Église et homosexualité : Tyrannie mutuelle ?

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Le 26 juin 2015 est une date importante dans les annales des faits marquants de l’histoire des États-Unis. La cour suprême légalisait le mariage homosexuel par cinq voix de juges favorables contre quatre.

Avec l’influence des mœurs américaines sur le monde entier, il est fort à parier que cette date va changer l’histoire de l’humanité puisque dans les prochaines années, les pays qui ne reconnaîtront pas cette pratique seront perçus comme des pays qui ne respectent pas les droits de l’homme.

À la veille de la décision de la cour suprême, un pasteur américain exprimait ses inquiétudes quant aux rapports de l’Église avec les mariages homosexuels advenant une décision favorable de la cour suprême. Entre autre inquiétude exprimée, il craignait que les églises fassent l’objet de poursuite judiciaire pour discrimination puisqu’elles ne loueraient pas ses locaux pour la célébration d’un tel mariage.

Les homosexuels n’ont sans cesse dénoncé les attitudes de l’Église condamnant l’homosexualité, réclamant de celle-ci une reconnaissance de leur pratique et l’ouverture à la bénédiction de leur union alors que nombres d’églises ne se disposeraient même pas à leur louer leurs locaux pour des simples réjouissances.

L’Église doit-elle subir la tyrannie de l’évolution des mœurs ?

L’église est fondée sur des principes immuables. Ces principes sont clairement énoncés dans un livre, la Bible qui se doit d’être la profession de foi de toute Église fondée sur Jésus Christ. Pour l’Église, la Bible est la parole inspirée de Dieu, sans erreur. Elle constitue l’autorité pour la foi et la vie du chrétien.

Aucun chrétien, qui qu’il soit, ne peut apporter des amendements à la parole de Dieu. On ne peut la diluer. L’Église ne saurait, ni aujourd’hui, ni demain, se laisser dicter des lois autres que celles de Dieu. La tyrannie de l’évolution ne doit pas décapiter une église, encore moins l’Église de Dieu. L’Église n’est aucunement fermée à l’évolution. Elle est tout simplement ce qu’elle est. Il y a plusieurs réalités de la vie de l’Homme qui sont des abominations devant Dieu et il les a faits clairement savoir dans sa parole. Le plan Divin a toujours été et reste aujourd’hui encore et le restera encore demain, d’unir un homme et une femme dans le cadre du mariage, afin d’y démontrer par leur amour mutuel, un modèle de l’amour de Dieu pour eux-mêmes et pour les enfants qui grandiront au sein de leur union. Telle est la position de Dieu et telle doit être la position que son Église doit enseigner. Il est écrit au verset 22 du chapitre 18 du livre de Lévitique : « Tu ne coucheras point avec un homme comme on couche avec une femme. C’est une abomination ». Dans 1-Corinthiens 6:9, on peut y lire : « Ne vous y trompez pas: ni les débauchés, ni les idolâtres, ni les adultères, ni les dépravés, ni les homosexuels, ni les voleurs, ni les cupides, ni les ivrognes, ni les insulteurs, ni les accapareurs n’hériteront le Royaume de Dieu ». Conformément à sa parole, l’homosexualité est une abomination devant Dieu comme le sont aussi le vol, la cupidité, l’ivrognerie etc. Diluer la parole en Dieu en faveur d’une certaine pratique, ce serait aussi la diluer en faveur du vol, de toutes sortes de dépravations, de l’ivrognerie. Quand la société demande à l’Église de désavouer des prêtres et autres serviteurs de Dieu pédophiles, qu’elle souffre aussi de reconnaître l’autorité de l’Église dans son intégralité, le tout en conformité avec la parole de Dieu qui est l’autorité de l’Église.

Le parole de Dieu est, reste et restera toujours ce qu’elle était, ce qu’elle est et ce qu’elle sera. Aucune Cour ne peut vaincre la parole de Dieu. Aucun tribunal, aucune loi, aucune règle ni aucune parole ne changeront la vérité qu’est la parole de Dieu. L’Église doit se lever contre la tyrannie qu’elle subit.

L’Église peut-elle être juge ?

Parlant de l’Homme, la Bible déclare au verset 3 du chapitre 6 du livre de Romains : « Car tous les hommes ont péché et sont privés de la gloire de Dieu. Le salaire du péché c’est la mort mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus-Christ, notre Seigneur ». Tous les humains se sont livrés aux péchés mais, Dieu nous a déjà donné le moyen de nous racheter tous les jours de notre vie. C’est à nous de le désirer. L’Église n’est pas parfaite. Si une église locale désire être parfaite, il n y’aura qu’une seule présence possible en son sein, celle de l’Esprit-Saint. Même le leader que Dieu établit sur une partie de ses brebis n’est pas un être parfait. Il peut avoir des manquements au niveau du leadership ou dans d’autres aspects de sa vie comme tout autre membre de son assemblée.

Par narcissisme, on peut se séduire et se croire au dessus du péché. C’est simplement vivre les yeux fermés. Parce que tout homme est pécheur et que Dieu nous donne des occasions de rachat tous les jours de notre vie, l’Église doit garder ses portes ouvertes aux homosexuels. Elle doit leur témoigner beaucoup d’amour et d’affection comme à toute autre créature de Dieu. Dieu est le seul juge souverain.

Dans sa souveraineté, Dieu a choisi un meurtrier en la personne de Moise pour sortir son peuple de la servitude et le conduire à la terre promise. Dans sa souveraineté, Dieu a choisi Paul, réputé être le grand persécuteur de l’Église, lui qui participé à la lapidation de l’Apôtre Étienne, le premier martyr de l’ère chrétienne, pour porter le message de l’Évangile jusqu’aux extrémités de la terre. Notons que la vie de ces bénis de Dieu a connue tout un changement quand ils ont été appelés au chantier divin.

L’Église ne doit pas exclure des personnes en son sein parce qu’elles ont des péchés visibles. Nombres d’autres chrétiens dans des églises vivent continuellement dans le péché, un péché sournois et ils sont biens vus dans leur assemblée. On vit dans l’obscurité parce qu’on n’a pas reçu la lumière de Dieu. Ce n’est pas à l’extérieur de l’Église qu’on recevra cette lumière, à moins d’être un apôtre Paul de ce monde. Par contre, l’Église a le défi de demeurer vigilant quant à l’application de la parole de Dieu. Comme Moise et Paul, les personnes appelées au ministère doivent accepter une transformation de leur vie pour répondre au chantier de Dieu. L’appel divin nécessite une vie de sanctification, de consécration et une bonne conduite selon Dieu. Dans le livre de 1-Thimothée au verset 2 du chapitre 3, il y est écrit :  » Il faut donc que l’évêque soit irréprochable, mari d’une seule femme, sobre, modéré, réglé dans sa cond
uite, hospitalier, propre à l’enseignement ».

Conclusion :

L’union entre personnes de même sexe est considérée comme une mœurs qui relève de l’évolution. Généralement, une évolution se traduit aussi par une richesse linguistique. Les nouveaux mots comme selfie et bien d’autres encore ont enrichi la langue tout récemment. Je pense qu’on aurait aussi pu trouver un nom autre que mariage pour signifier des unions homosexuelles afin de respecter une institution que l’humanité tient de Dieu. Ceci ne voudrait pas dire qu’une telle union serait moins une abomination aux yeux de Dieu. L’Église ne doit pas se laisser influencer par la grosse vague des bouleversements des mœurs du siècle présent dans ce monde qui tend à devenir une dictature des petits groupes qui tentent de repousser toutes les barrières fixées par Dieu. En retour, l’Église ne doit pas être un juge mais, elle doit continuellement œuvrer pour étendre la lumière de Dieu jusqu’aux extrémités de la terre, enseignant aux uns et aux autres à respecter tout ce que Jésus Christ nous a prescrit. C’est à lui qu’appartient le pardon. Que nous soyons voleurs, prostitué(e)s ou autres, il nous donne sa paix si nous nous abandonnons à lui. Voici le récit de Luc au sujet de la femme de mauvaise réputation. Il est contenu au chapitre 7 du livre de Luc, du verset 36 au verset 50.

Un Pharisien invita Jésus à prendre un repas avec lui. Jésus se rendit chez cet homme et se mit à table. Il y avait dans cette ville une femme de mauvaise réputation. Lorsqu’elle apprit que Jésus était à table chez le Pharisien, elle apporta un flacon d’albâtre plein de parfum et se tint derrière Jésus, à ses pieds. Elle pleurait et se mit à mouiller de ses larmes les pieds de Jésus; puis elle les essuya avec ses cheveux, les embrassa et répandit le parfum sur eux. Quand le Pharisien qui avait invité Jésus vit cela, il se dit en lui-même: Si cet homme était vraiment un prophète, il saurait qui est cette femme qui le touche et ce qu’elle est: une femme de mauvaise réputation. Jésus prit alors la parole et dit au Pharisien: Simon, j’ai quelque chose à te dire. Simon répondit: Parle, Maître. Et Jésus dit: Deux hommes devaient de l’argent à un prêteur. L’un lui devait cinq cents pièces d’argent et l’autre cinquante. Comme ni l’un ni l’autre ne pouvaient le rembourser, il leur fit grâce de leur dette à tous deux. Lequel des deux l’aimera le plus? Simon lui répondit: Je pense que c’est celui auquel il a fait grâce de la plus grosse somme. Jésus lui dit: Tu as raison. Puis il se tourna vers la femme et dit à Simon: Tu vois cette femme? Je suis entré chez toi et tu ne m’as pas donné d’eau pour mes pieds; mais elle m’a lavé les pieds de ses larmes et les a essuyés avec ses cheveux. Tu ne m’as pas reçu en m’embrassant; mais elle n’a pas cessé de m’embrasser les pieds depuis que je suis entré. Tu n’as pas répandu d’huile sur ma tête; mais elle a répandu du parfum sur mes pieds. C’est pourquoi, je te le déclare: le grand amour qu’elle a manifesté prouve que ses nombreux péchés ont été pardonnés. Mais celui à qui l’on a peu pardonné ne manifeste que peu d’amour. Jésus dit alors à la femme: Tes péchés sont pardonnés. Ceux qui étaient à table avec lui se mirent à dire en eux-mêmes: Qui est cet homme qui ose même
pardonner les péchés? Mais Jésus dit à la femme: Ta foi t’a sauvée: va en paix.

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Nguetgna Robercheau Raoul, Pasteur en formation.

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