
Pour une remise en cause du droit de veto au Conseil de Sécurité des NU
Syrie : le poids des 20 000 morts sur la conscience des Nations UniesUn carnage du siècle sous la barbe de la communauté internationale
jeudi 2 août 2012, par| S'INSCRIRE A CHRETIENS EN RESEAU |
En effet, il n’y a aucun principe politique ou du droit international qui puisse permettre de justifier le haut degré d’animalité et de cruauté dont fait montre actuellement le régime politique de Bachar-Al-Assade. Je ne sais pas si les membres du conseil de sécurité des Nations Unies, en particulier les deux superpuissances mondiales qui bloquent la prise des résolutions en faveur du peuple syrien, se rendent à l’évidence de ce que représentent l’assassinat des 20 000 morts ! Comment la Russie et la Chine pouvaient-elles rester insensibles face à ce carnage humain ? En tout cas, ces deux pays sont complices de tout ce qui se passe en Syrie et devraient bien un jour répondre de leur soutien aveugle à ce régime sanguinaire.
Voir en ligne : Crise syrienne
Un carnage du siècle sous la barbe de la communauté internationale
Jamais après la seconde guerre mondiale et les dernières poursuites pénales internationales à l’endroit des plus hautes personnalités politiques des pays du Balkan notamment pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, on aurait encore pensé de voir un jour un régime tyrannique se permettre, au vu et au su de tous, d’assassiner son propre peuple au moyen des avions de chasses modernes, des chars de combats et de l’artillerie lourde ! Ce qui se passe en ce moment en Syrie relève d’une paranoïa que la communauté internationale se doit de sanctionner avec la plus grande rigueur. Une armée nationale a pour mission de protéger le peuple, citoyen du pays et l’intégrité territoriale. Et quand un chef d’Etat commence à utiliser l’armée nationale pour assassiner son peuple, il devrait en principe perdre sa légitimité étant donné que le pouvoir politique est sensé être exercé au nom de ce même peuple que l’on achemine à la boucherie, et sans aucune autre forme de procès.
En effet, il n’y a aucun principe politique ou du droit international qui puisse permettre de justifier le haut degré d’animalité et de cruauté dont fait montre actuellement le régime politique de Bachar-Al-Assade. Je ne sais pas si les membres du conseil de sécurité des Nations Unies, en particulier les deux superpuissances mondiales qui bloquent la prise des résolutions en faveur du peuple syrien, se rendent à l’évidence de ce que représentent l’assassinat des 20 000 morts ! Comment la Russie et la Chine pouvaient-elles rester insensibles face à ce carnage humain ? En tout cas, ces deux pays sont complices de tout ce qui se passe en Syrie et devraient bien un jour répondre de leur soutien aveugle à ce régime sanguinaire. Il faut bien que la Russie et la Chine se rendent à l’évidence en laissant tomber ce régime politique sanguinaire et dont les mains sont pleines du sang de martyrs.
Les femmes, les enfants et les vieillards sont ceux qui paient le plus grand prix en ceci que sans défense, ils sont les premières victimes de cette guerre de libération et de la répression aveugle des hommes restés fidèles à Bachar.
Un carnage du siècle sous la barbe de la communauté internationale
Devant le nombre de morts et de blessés qui ne fait qu’augmenter au jour le jour, il faut impérativement que les différentes instances internationales condamnent fermement les lâches assassinats du régime de Bachard, et initier les actions de sensibilisation afin que Bachar-Al-Assad se rende à l’évidence qu’il doit s’en aller. L’on ne peut avoir la prétention de diriger un peuple qui ne veut plus de vous.
Quand l’on regarde le niveau de la cruauté de la répression des forces rebelles par l’armée restée fidèles au président syrien, l’on est en droit de se demander si ces hommes en armes sont de vrais syriens ? N’est-il pas possible que l’on soit face à de mercenaires qui tuent femmes et enfants sans état d’âme, et qui ne visent leur petit intérêt égoïste que leur réserve Bachar pour ces sales besognes ?
Même si les ONG qui sont sur le terrain parlent depuis une semaine de ce chiffre de victimes évalués à quelques 20 000 morts, il faut se rendre à l’évidence qu’il y a de cadavres que l’on ne découvrira que plus tard car, les avions des forces aériennes syriennes bombardent à l’aveuglette, tirent et lâchent de bombes de grand tonnage sur de villes habitées par de populations nombreuses. Et à ceux-ci, il faudrait y ajouter ceux qui continuent à succomber de suite de blessures et autres traumatismes causés par ces bombardements. Et si l’on peut se permettre une petite mathématique, à cette allure, avant la fin de l’année, Bachar aurait atteint un million des morts, rien que pour son propre plaisir ! C’est pour cette raison que nous interpellons les pays membres du conseil de sécurité des nations unies afin qu’ils usent d’autres mécanismes pour que cessent ces bombardements sauvages.
Il n’est pas mal venu de considérer le carnage syrien de crime du siècle car, cet agissement est sans pareil. Il rappelé le comportement de feu Mouammar Kadhafi qui traitait son propre peuple de cafards et qu’il fallait écraser ! En dépit de son assassinat, le peuple libyen gardera pour longtemps encore le triste souvenir de sa cruauté qui aurait pu être évitée.
Pour une remise en cause du droit de veto au Conseil de Sécurité des NU
Si après la seconde guerre mondiale, les vainqueurs se sont attribués des droits en termes d’avantages juridiques au niveau de l’organisation humanitaire mondiale, à savoir les Nations Unies, il y a lieu qu’au vu des abus dont certains de ces Etats s’illustrent, de penser à revoir tous ces mécanismes qui au fait ne veulent rien dire. La Chine, la Grande Bretagne, la France, les USA et la Russie qui a succédé à l’ancienne Union Soviétique, sont les seules puissances nucléaires qui peuvent paralyser toute le système onusien par le fameux droit de veto. Etant donné que toute décision au niveau du conseil de sécurité de cette instance se prend à l’unanimité, il suffit qu’au moins un seul Etat pose son veto, pour que les quatre restants soient bloqués dans leur démarche de trouver solution à de priorités se posant sur terre. C’est à cause de ce même mécanisme juridique et qui n’a aucune base de normalité, que ces mêmes deux superpuissances mondiales, Chine et Russie, ont laissé feu Kadhafi conduire à l’abattoir de milliers de ses concitoyens. N’eût été l’intervention de la France, des USA et de la Grande Bretagne, avec bien sûr l’appui manifeste des pays membres de la Ligue arabe, on aurait enregistré davantage plus de morts en Lybie, juste pour sauver l’honneur d’un seul individu qui pensait avoir droit de vie et de mort sur son peuple.
L’évolution dernière du droit international humanitaire qui a permis des avancées significatives, notamment au niveau du droit d’ingérence humanitaire devrait conduire à la restructuration des mécanismes constitutionnels qui régissent le fonctionnement des Nations Unies, particulièrement du Conseil de sécurité, s’agissant spécialement du système du droit de véto par les cinq pays membres permanents. La vie humaine doit prédominer sur le droit que se sont arrogé ces cinq puissances atomiques, si l’on tient sincèrement à préserver le genre humain. Trop de pouvoir conduit effectivement à de bévues, et à toutes sortes de dérives totalitaires. Que déjà ces deux superpuissances connaissent davantage dans leurs propres pays respectifs la montée en puissance de revendications de leurs peuples pour plus d’espace de libertés et d’exercice de la démocratie. Il y a alors lieu de craindre que derrière leurs rideaux de fer, ces Etats se permettent de massacrer en toute impunité leurs peuples. Si déjà ils n’ont aucune considération pour la vie des peuples étrangers, notamment comme cela a été le cas en Lybie sous feu Kadhafi, et aujourd’hui en Syrien, à quoi s’attendre alors quand ils peuvent se cacher derrière leur souveraineté nationale afin d’écraser toute velléité démocratique !
Il faut bien qu’une zone d’exclusion aérienne soit créée au-dessus de la Syrien afin de préserver les milliers de vies humaines qui sont fauchées par l’aviation de Bachar. Et nous nous félicitons de cette mesure de dernière minute de l’administration Barack Obama qui vient d’autoriser l’assistance et l’aide américaine aux peuples syriens, à travers les renseignements que la CIA peut bien fournir aux forces anti-Assad. Cette disposition permet en quelque sorte de contourner le blocage du principe du droit de veto ayant jusque-là empêché au Conseil de sécurité des nations Unies de sanctionner le régime tyrannique syrien.
Pasteur Evangéliste Jean Paul BWANA
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