Machine congolaise de prédation et de blanchissement d’argent
Banque centrale du Congo : le secret de la longévité du gouverneur Jean Claude MassanguJoseph Kabila : Complice ou victime ?
vendredi 3 juillet 2009, par80 millions de dollars, tel est le montant reconstitué après plusieurs mois d’enquêtes du juge bruxellois sur le réseau de blanchissement d’argent au Congo Kinshasa et où plusieurs barons du régime sont mis en accusation. A travers de transactions suspectes sur les comptes de la Miba auprès de la Belgolaise, dès 2003 l’équipe du juge belge a pu démenteler un réseau maffieux à la base de la faillite de la société minière de Bakwanga. La hauteur du préjudice est à la hauteur de l’étendue de l’autorité de personnalités congolaises impliquées dans ces louches opérations relèvant du pur gangestérisme d’Etat. Profitant de la guerre de factice entretenue artificiellement au Congo avec la complicité du pouvoir en place, ce clan maffieux justifient l’utilisation de 20 millions de dollars comme ayant servi à l’achat des armes en Tchéquie et en Ukraine. Et pour le solde, soit 60 millions de dollars, silence de mort de la part de la haute autorité monétaire congolaise dont l’opinion publique soutient qu’elle bénéficierait de la complicité au sommet de l’Etat et où il a toujours su retourner l’accenseur. Et selon le rapport publié là dessus, le sérieux du cabinet financier Price Waterhouse Coopers est mis en doute, car jugé complaisant dans ses audits en Afrique.
Voir en ligne : Blanchissement d’argent Congo Kinshasa
Texte publié ce vendredi 3 juillet sur le forum " les cris des opprimés" et avec pour titre Comment La MIBA est-elle en Faillite ? par Albert Buyamba albertbuyamba@hotmail.com
La Banque centrale du Congo, autorité monétaire de la République démocratique du Congo, vient d’être inculpée par le juge d’instruction Michel Claise. Cette inculpation a été faite sur la base d’indices « portant sur la disparition de fonds détournés au préjudice d’une société minière congolaise (la Miba) au départ de comptes ouverts dans une banque belge, la Belgolaise. C’est en janvier 2003 que la cellule de traitement des informations financières (CTIF, l’organe belge de détection du blanchiment) avait constaté des transactions anormales sur un compte en banque ouvert auprès de la banque belge Belgolaise. Après dix-huit mois d’enquête et l’analyse d’un demi-million de communications téléphoniques, il apparut que la société d’Etat Miba (Minière de Bakwanga), principale société productrice de diamants au Kasaï, aujourd’hui en faillite, avait subi un préjudice de l’ordre de quatre-vingts millions de dollars : vingt millions avaient été utilisés pour acheter des armes en Tchéquie et en Ukraine, le reste avait servi à d’autres fins.
La banque Belgolaise fut alors accusée d’avoir favorisé une transaction illégale sur le produit des ventes de la Miba, sans en avoir averti la Sibeka, une autre société belge actionnaire de la Miba à hauteur de 20 %. En vertu de la loi sur le blanchiment, le magistrat bruxellois poursuivit quatre dirigeants de la Belgolaise et cette affaire, qui n’a toujours pas été conclue, précipita la décision du groupe Fortis de liquider sa filiale.
Le juge Claise soutient que la filière utilisée pour « blanchir » les millions de la Miba n’est pas passée par la seule Belgolaise, mais a également utilisé les canaux de la Banque centrale congolaise. Un tel délit n’est pas surprenant même si cette institution d’Etat était régulièrement auditée entre autres par le cabinet financier Price Waterhouse Coopers, car l’on sait que la qualité de ce genre de cabinet dans les pays d’Afrique est généralement complaisante. Et la présence `a la BCC comme consultant de l’ancien gouverneur de la Banque nationale de Belgique Fons Verplaetse (un très vieux retraite âgé de plus de 75 ans) n’était nullement un gage de surveillance des mauvaises intentions de la part de la haute direction. Il faut noter que Fons Verplaetse était devenu beaucoup plus un ami personnel de Jean Claude Masangu qu’il soutenait personnellement avec des publicités depuis une dizaine d’années.
L’accusation formulée contre la BCC vise directement son gouverneur, Jean-Claude Masangu, et aussi les autres membres du conseil d’administration de la BCC. Il est logique de penser qu’ une telle inculpation devrait aboutir, comme dans le cas de la Belgolaise et de la Banque of Credit and Commerce Internationl (BCCI) `a la destitution de la mafia financière qui dirige la BCC. Blanchiment d’argent par la BCC : définition et enjeux La Banque centrale du Congo, autorité monétaire de la République démocratique du Congo, vient d’être inculpée par le juge d’instruction Michel Claise. Cette inculpation a été faite sur la base d’indices « portant sur la disparition de fonds détournés au préjudice d’une société minière congolaise (la Miba) au départ de comptes ouverts dans une banque belge, la Belgolaise. C’est en janvier 2003 que la cellule de traitement des informations financières (CTIF, l’organe belge de détection du blanchiment) avait constaté des transactions anormales sur un compte en banque ouvert auprès de la banque belge Belgolaise. Après dix-huit mois d’enquête et l’analyse d’un demi-million de communications téléphoniques, il apparut que la société d’Etat Miba (Minière de Bakwanga), principale société productrice de diamants au Kasaï, aujourd’hui en faillite, avait subi un préjudice de l’ordre de quatre-vingts millions de dollars : vingt millions avaient été utilisés pour acheter des armes en Tchéquie et en Ukraine, le reste avait servi à d’autres fins. La banque Belgolaise fut alors accusée d’avoir favorisé une transaction illégale sur le produit des ventes de la Miba, sans en avoir averti la Sibeka, une autre société belge actionnaire de la Miba à hauteur de 20 %. En vertu de la loi sur le blanchiment, le magistrat bruxellois poursuivit quatre dirigeants de la Belgolaise et cette affaire, qui n’a toujours pas été conclue, précipita la décision du groupe Fortis de liquider sa filiale. Le juge Claise soutient que la filière utilisée pour « blanchir » les millions de la Miba n’est pas passée par la seule Belgolaise, mais a également utilisé les canaux de la Banque centrale congolaise. Un tel délit n’est pas surprenant même si cette institution d’Etat était régulièrement auditée entre autres par le cabinet financier Price Waterhouse Coopers, car l’on sait que la qualité de ce genre de cabinet dans les pays d’Afrique est généralement complaisante. Et la présence `a la BCC comme consultant de l’ancien gouverneur de la Banque nationale de Belgique Fons Verplaetse (un très vieux retraite âgé de plus de 75 ans) n’était nullement un gage de surveillance des mauvaises intentions de la part de la haute direction. Il faut noter que Fons Verplaetse était devenu beaucoup plus un ami personnel de Jean Claude Masangu qu’il soutenait personnellement avec des publicités depuis une dizaine d’années. L’accusation formulée contre la BCC vise directement son gouverneur, Jean-Claude Masangu, et aussi les autres membres du conseil d’administration de la BCC. Il est logique de penser qu’ une telle inculpation devrait aboutir, comme dans le cas de la Belgolaise et de la Banque of Credit and Commerce Internationl (BCCI) `a la destitution de la mafia financière qui dirige la BCC. Lu pour vous Gérard
Pasteur Evangéliste Jean Paul BWANA
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